TENDANCES GLOBALES ET HYPOTHESES.

L’étude globale des données scolaires et universitaires du genre à Saint-Louis révèle

2 Un faible effectif des filles sur l’ensemble des niveaux scolaire, la faiblesse s’accentuant quand on monte vers les années supérieures. Dans les séries scientifiques (secondes, premières et terminales S), leur nombre se comptent en dizaines par classe. En série S1, elles se compte en unités (de 1 à 10).

2 Dans le cycle secondaire, les séries S ont un effectif général beaucoup faible que l’effectif en séries littéraires. A l’intérieur des séries scientifiques, la série S1 prend la part congrue, les classes S1 comptant des dizaines d’élèves.

On peut dire que l’élève typique de la région est un littéraire, et que l’élève typique de classe scientifique a tendance à s’éloigner de la spécialisation très poussée de la série S1 (mathématique et physique)

2 Il semble que cette distribution des effectifs soit le résultat de la sélection " naturelle " car les taux de réussite sont respectivement, en moyenne, de

67.56%, 46.08% et 40,58%

pour les terminales S1, S2 et L. Il se passe comme si les meilleurs vont en S1, les suivants en S2 et les autres en L. N’y a-t-il pas là un effet de tyrannie des mathématiques ?

2 On a pu constater que les filles, très peu représentées, résistent très bien par rapport aux garçons au niveau des résultats. IL semble que les filles sont peu représentées à l’école du fait de leurs sollicitations permanentes à la maison et des pesanteurs socio-culturelles. Au cours de l’évolution, l’effectif diminue. Cependant, on constate que celles qui parviennent à rester sont, pour la plupart, excellentes, aussi ou plus performantes que les hommes, notamment dans les classes scientifiques et à l’UFR de mathématiques Appliquées de Saint-Louis. Le graphe ci dessous montre l’évolution des taux de réussite moyen depuis la classe de CM2 à la maîtrise. Pour chaque, niveau, nous avons pris les moyennes globales de tous les établissements, des séries et des UFR. L’évolution des taux moyens a été représentée ci-dessous

2 On a constaté que les filles, quand elles sont seules comme dans le lycée des jeunes filles Ameth Fall, ont des résultats moins bons. Il semble que l’absence de compétition est un facteur limitant.