THE FAYDHA TIJANIYYA IN GHANA
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Actuel Khalif (2007)

ACCRA
Yahya El-Amine
Kamâlu Dîn
Moustapha Ibrahim
Salissou Cha'bane
Mouhamad Abbas
Moukhtar Abbas

KUMASI
Les 6 Pilliers
Abdoul Wadûd
Kâmil al Khalîfa
Imam Imrân Moussa

AILLEURS


Avènement de la Faydha Tijaniyya au Ghana


ou

Cheikh Ibrahim Niass et le Ghana























Le Pionnier El Hadj Baba Makkaranta.

Incontestablement, Sheikh Baba Makkaranta est le pionnier de la Faydha Tijaniyya au Ghana et Kumasi en devient aussi son foyer original. Après la fameuse percée de Cheikh Ibrahima Niass au Nigéria, suite à son pélerinage en 1937, les Nigériens prirent la bonne habitude de faire leur ziarra au Cheikh à Kaolack par voie terrestre. Ils traversaient naturellement le Togo, le Ghana, le Bburkina Faso et le Mali (voir la carte d'Afrique). Une délégation composée de Mallam Tijâni, zongo Baribari, Mallam Thani, Mallam Kafanga, Mallam thani Awwalu (très jeune à cette époque), était en route vers Kaolack. Sheikh baba Makkaranta, de Kumasi, mis au courant de l'avènement du Sheikh Suprême, se mit à les suivre. A son départ, Sheikh Ibrahim Backo lui donnait une somme d'argent pour sa ziarra, ne pouvant pas partir lui même. Il fut ainsi le premier à faire l'initiation mystique (tarbiyya) directement à Kaolack. Il devint de ce fait l'élève direct de Cheikh Ibrahima Niass au Ghana. Cela lui conférera plus tard la place de Khalif au Ghana.

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Cheikh Hady ould Mawlûd Fâl.

Ce grand savant de la Mauritanie, héritier de la lignée de Mouhamed Al-Hafiz, propagateur de la Tariqa en Afrique Noire et disciple Cheikh Ibrihima Niass, avait l'honneur de venir initier au mysticisme, les disciples lointains de Kaolack, qui n'avaient pas accès à Cheikh Ibrahima Niass. C'est ainsi qu'il vint à Kumasi se charger de l'éducation spirituelle des gens qui prenaient de plus en plus la tariqa tijâne, suite à la propagation de l'apparition du maître de Kaolack. Pendant que Makkaranta faisait l'initiation à Kaolack, Cheikh Hady, de son côté à Kumasi, s'occupait des autres.

Pour illustrer cela, l'assemblée des tijânes de Kumasi, a réuni dans un poster l'essentiel des photos des grands savants sous l'ombrage des photos de Cheikh Ibrahim, Cheikh Aliou Cissé et de Cheikh Hady, pour signifier le rôle Ô combien important de ce dernier.




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Les six pilliers à Kumasi.

Selon le khalif Kâmil Al-Amîn, khalif de Cheikh Bâba Al-wa-iz à Kumasi, les grands pilliers de la Faydha à Kumasi sont
  1. Cheikh Imâma Tchirouma, Imâm de la Mosquée centrale, désigné par Cheikh Ibrahim
  2. Cheikh Baba Makkaranta, frère cadet du premier
  3. Cheikh Baba Al-wâ-iz, Interprète de Cheikh Ibrahîma Niass
  4. Cheikh Mouahemed Harouna
  5. Cheikh Hassan Nâssirou Dîn
  6. Cheikh Garba Hâkim.
Il s'agit tous de personnes éduquées, imbues de sciences, qui seront les réceptacles de la science de Cheikh Ibrahima Niass. Une page est normalement consacrée à chacun d'entre eux. Ils ont pris cette photo, en préparation de la venue de Cheikh Ibrahîma Niass en 1951/52. Il faut noter qu'ils seront tous déjà partis à Kaolack, avant la venue de Cheikh Ibrahima Niass à Kumasi en 1951.
Voir en position 1 (Cheikh Garba Hâkim), 2 (Cheikh Tchirouma), 4 (Cheikh Baba Makkaranta), 5 (Cheikh Baba al-wa-iz), 6 (Imâm Moshi El Hadj Sa-îd), 7 (Cheikh Mouhamed Haroun).

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Visites de Cheikh Ibrahima Niass.

Malgré les contacts déjà établis par El Hadj Baba Makkaranta, venu s'initier au mysticisme à Kaolack, Cheikh Ibrahima Niass n'y pas l'occasion de visiter le Ghana assez tôt. Pourtant, ses relations avec le Ghana seront une donnée très importante de son itinéraire, avec l'amitié qu'il nouera avec Kurumah.

Baye Niass passera une première fois en 1948, sur le chemin de la Mecque, par bâteau (selon le khalife Kâmil Al-amîn). A l'époque,il y avait trois lieux de passages pour les pélerins.
  • El Hadj Nooga accueillait ceux qui venaient du Burkina
  • El Hadj Fouta ceux qui venaient du Sénégal
  • Abdoul Qadir les pélerins du Nigéria.
Cheikh Ibrahim descendit à Accra, auprès de El Hadj Fouta. On lui donna une petite chambre, à partager. Mais ses hôtes contatèrent de suite qu'il s'agissait d'une grande personnalité. Alors, El Hadj Fouta s'en remit à des connaissances et leur demanda si elles le connaissaient. Cheikh Ibrahim Backo, qui envoyait des cadeaux au Cheikh par l'intermédiaire de Cheikh Makkaranta, vint le voir. Ce dernier était à Kumasi. Ibrahima Backo lui rappela ses gestes et Cheikh Ibrahim s'enquérit de Makkaranta. Mais, étant sur le point de continuer son voyage, il ne put le voir. Son hôte, El Hadj Fouta insista alors pour qu'il séjourne dans sa propre chambre. Lors de cette visite, il fit la connaissance de Dr Mooty, avec qui il prit la photo suivante


Dr Nooting à gauche, El Hadj Fouta à droite de Cheikh Ibrahim Niass


L'histoire retiendra qu'El Hadj Fouta ne devint pas un disciple de Cheikh Ibrahima Niass. Par contre, El Hadj Nooga,

Dr Mooty à gauche, El Hadj Fouta à droite de Cheikh Ibrahim Niass
dès son retour de la Mecque, s'intéressa à Cheikh Ibrahima, à partir ce qu'on lui en dit. Il proposa à El Hadj de l'héberger à sa prochaine visite, car dit-il, héberger une telle personnalité exige des moyens. El Hadj Nooga était un érudit riche et nanti.

Cheikh Ibrahima Niass aurait visité le Ghana ving-huit fois. Après celle de 1848, il revint en 1951/52, lors d'une visite grandiose décrite par Baba-alwa-iz. Lors de cette visite, des milliers de personnes se sont converties à l'Islam et à la Tijaniyya. Surtout à yendi, pays des Dagomba, plus de 4.000 personnes se sont converties, en une seule après-midi. Ce fait est corroborée par les colons anglais. Nous ferons suivre la description de Cheikh Baba-al wa-iz. Il revient aussi en visite en pompe en 1963. Après la chute de Kurumah en 1966, il ne serait revenu au Ghana qu'en 1971, lors d'un bref passage. Pour raison de santé, il n'a pu recevoir les disciples. Ils se sont contentés de le saluer à travers une baie vitrée.

Je n'ai pas pu me rendre à Yendi, pour des raisons de sécurité. Des bagarres s'y déroulaient au moment de mon passage, entre les bimobas et les konkombas. Je me contente de vous donner la photo du tribun de la mosquée, El Hadj Abdallah Tijânî.



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La seconde vague.

A la venue de Cheikh Ibrahim à Accra, l'Imam en Chef s'appelait Mouhamed Abbas. Il était Tijâne et très âgé, ici en compagnie de Baye



Il renouvela son affiliation à la Tijâniyya auprès de Cheikh Ibrahima Niass, malgré l'immense écart d'âge. Il recommanda à ses disciples, ses parents et ses frères de faire de même. Parmi les savants d'Accra, Mallam Baraw, l'imam dans la mosquée El Hadj Nooga, fut un disciple de Cheikh. Mais, il fit seulement trois dans le compagnonnage avec Baye Niass. Il fut remplacé par Outasz le Malien. Il fut le véritable maître à Accra. Il forma les jeunes de son époque.
On peut aussi citer parmi les muqqadam Salissou Cha'bane, Harouna Rashîd. Sheikh Souleymane Nûhu vient un peu plus tard.

A Kumasi, comme dit plus haut, les six pilliers, mais bien d'autres (voir la photo de groupe), ont fait l'essentiel du travail. Les voici d'alleurs avec très belle photo qui est une sorte de consécration pour eux




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La situation actuelle.

La voie s'est répandue partout. Les principaux imams du Ghana sont des Tijânes. Partout à Accra, les muqqadam ont ouvert des institutions dénommées Ansârudîn, dans lesquelles on enseigne les sciences islamiques et la connaissance dite moderne.

Imam du Pays Ashanti, Imrân Moussa (2002-2011)



L'Imam National et l'Imam du Pays Ashanti (2002-2011)

A Kumasi, la grande école dénommée al-madrasatul wataniyya, fondée par Cheikh Baba Al-wa-iz est un signe de l'ambition des frères.

Le directeur de l'Ecole, Mouhamed Sâni, Waliyoullahi Niass

Une des classes de l'école


Partout, dominent l'enseignement de la culture islamique, les séances de tafsir du Coran,les séances de zikr et l'adoration continue, dans l'amour de Dieu, du Prophète (paix et Salut sur Lui), de Cheikh Ahmad Tijân et de Cheikh Ibrahima Niass (Que Dieu les agrée).

Les acteurs sont nombreux. je n'ai pu rencontrer qu'un nombre limité. On peut citer les muqqadam suivantes tous importants
Sheikh Ousmane Nûhu Shaributu.
Imam National, porte-parole de tout l'Islam. Véritable, partriarche, il sème la paix entre tous les ghanéens.
Moustapha Ibrahim (Accra)
Muqqadam, à la tête d'organisme de constructions de mosquées et de puits.
Sheikh Yahya El-Ameen (Accra)
Erudit, directeur d'école, écrivain, acteur social (Accra)
Cheikh Salissou Cha'bane (Accra)
Educateur, Imam
Cheikh Kâmil Al-Amîn (Kumasi)
Khalif de Cheikh Baba Al-wa-iz, grand savant, grand acteur, un homme plein d'initiatives.
Cheikh Abdoul Wadûd (Kumasi)
Khalif de son père, Cheikh Mouhamed Harûn. Un homme très au fait de la voie dans sa région. Un animateur, porteur de la flambe tijâniyya.
Imam Imrân Moussa (Kumasi)
Chief Imam, Ashanti Region
Abdoul Qadir Niass (Accra)
Ancien Chauffeur de Kurumah et Garde du Corps de Baye Niass.
Mouhamed Sâni (Kumasi)
Directeur de l'Ecole al wanatiyya
Abdallay Ousmane (Accra)
Frère de L'imam en Chef
Souleymane Ousmane (Accra)
Petit-fils de l'imam Abbass. Conseiller du Gouvernement à Fadâma
Ahmadou Kinda Cissé (Kumasi)
Serviteur de la Faydha à Kumasi
Abdourahman Abubakar (Accra)
Secretaire Personnel du Chief Imam

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Le Pionnier El Hadj Baba Makkaranta.

Lors de ses prochaines visites, il fut pris en charge par El Hadj Nooga plus puissant. La renommée Chekh Ibrahim prit de l'ampleur et bientôt des foules déferlantes commençaient à l'accueillir en particulier lors de la visite de 1954. Bientôt Nkuruma commença à s'intéresser à Cheikh Il lui rendit visite un jour (où ?) et noua de solides relations avec lui. Plus tard, il fut emprisonné. Grâce aux prières de Cheikh Ibtahima Niass, il fut libéré et nommé premier ministre. Plus tard, il devint président. Il continua son compagnonnage avec Baye, lors la visite de Queen Elizabeth (prières), de la construction du barrage d'Abosombé (prières contre les jinns), de l'organisation du sommet de l'OUA à Accra, etc… Il l'appelait affectueusement Papa et ne s'asseyait jamais avec au même niveau. En dehors de Baba Makaranta, Cheikh Ibrahim envoya Cheikh Hady éduquer les disciples du Ghana. Il y a avit El Hadj Fouta, El Hadj Nooga, Mouhamed Abbas, Mallam Balaw, Cheikh Mouhamed Harouna (Kumasi), Mouhamed Rashîd.

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le Ghana en bref
La Tijaniya au Ghana
Ibrahima Niass au Ghana
Ibrahima Niass et Nkuruma

Témoignage par
Abdul Qadir Niassr
Sons & Zikr

Reliques du Cheikh
Ennemi de Baye


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Faydha mondiale